Ce texte a une structure littéraire relativement simple, en le comparant par exemple à "jeudi noir", si on excepte bien sûr ce point phare "comme un tic, tu t'agrippes", qui est une perle en son genre, une combinaison magistrale de deux figures littéraires : une paralogie de paronymes (mots qui se ressemblent par leurs sons), et d'une hypallage (figure qui utilise en miroir l'attribut naturel d'une chose sur une autre) ! Mais si les phrases sont simples, elles sont remarquablement agencées musicalement, et les mots soigneusement choisis font mouche ! Si on peut dire cela de la libellule !
La musique, venons-y justement ! Elle impacte ! Quand je l'ai écoutée pour la première fois, je me suis surpris le lendemain à l'entendre sans arrêt me trotter dans la tête. Généralement, ce genre de choses ne nous arrive qu'après avoir entendu moult fois une mélodie.
Le genre musical de cette chanson est un mélange harmonieux de musique à texte et de chanson à texte, qui par son thème aussi, devrait toucher un très large public, beaucoup plus large que celui de la chanson à texte. Il y a juste ce qu'il faut de dureté et de suavité, de mélancolie et de révolte pour lui donner un petit parfum rock, avec l'amorce en voix grave. Jusqu'au titre qui est fort, qu'on retient et qui lui aussi s'agrippe ! Pour moi ce morceau est parfaitement singlable et devrait avoir beaucoup de succès !
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Il n'y a que deux artistes, celui qui a créé son art et celui qui l'a appris.
Les deux sont dignes d'intérêt, mais le deuxième n'existe que parce que le premier est.